Au Québec, la date de fin de bail est beaucoup plus importante que plusieurs personnes le pensent. Dans bien des situations, faire terminer le bail le 30 juin est une décision stratégique qui aide autant le locataire que le propriétaire.
Le 1er juillet est la période de déménagement la plus active au Québec
Au Québec, le 1er juillet est reconnu comme la grande journée de déménagement. Une énorme partie des locataires planifient leur déménagement pour cette date, ce qui explique pourquoi la majorité des baux se terminent le 30 juin.
Pour les locataires, cela veut dire plus de choix. Plus de logements disponibles. Plus de quartiers. Plus d’options pour trouver quelque chose qui correspond à leur budget et à leur style de vie.
Pour les propriétaires, cela veut dire plus de demandes. Plus de candidats. Un bassin de locataires beaucoup plus large. Résultat, il devient généralement plus facile de louer rapidement et de sélectionner un bon dossier.
Pourquoi une fin de bail en hiver peut vous coûter cher
Une erreur fréquente arrive quand on signe un bail en hiver, par exemple en janvier, et qu’on fait simplement un bail standard de 12 mois. L’année suivante, le bail se termine encore en janvier.
Le problème est simple. L’hiver, le marché locatif est souvent plus lent au Québec. Il y a moins de personnes qui veulent déménager quand il fait froid, quand il y a de la neige, et quand la routine familiale ou scolaire est déjà bien installée. Quand la demande est plus faible, les propriétaires doivent parfois faire plus de concessions pour louer.
Cela peut vouloir dire baisser le loyer, offrir un mois gratuit, inclure certaines dépenses, ou accepter des conditions plus flexibles. Même si le logement se loue, ces concessions réduisent le revenu annuel.
La stratégie que j’utilise souvent pour viser une fin au 30 juin
Quand on trouve un locataire en basse saison, une solution est de structurer le bail pour qu’il se termine le 30 juin. Cela peut se faire en proposant un bail plus court qui permet de rejoindre la saison estivale.
L’objectif est de ramener le cycle du bail dans la période la plus forte du marché, afin que les renouvellements et les relocations se fassent ensuite au bon moment chaque année.
Les désavantages à connaître
Un bail plus court peut être plus difficile à négocier, parce que certains locataires veulent rester plus longtemps et préfèrent une stabilité immédiate.
Un bail plus court change aussi les délais de préavis au Québec quand le locataire veut quitter à la fin du bail. Pour un bail de moins de 12 mois, le locataire doit généralement donner un avis écrit entre 1 et 2 mois avant la fin du bail. Pour un bail de 12 mois ou plus, le locataire doit généralement donner un avis écrit entre 3 et 6 mois avant la fin du bail. Éducaloi+1
Il y a aussi un autre point important du côté du propriétaire. Si vous choisissez un bail plus long pour aligner la fin en été, par exemple un bail d’environ un an et demi, vous retardez la possibilité d’augmenter le loyer. Si vous ajustez habituellement le loyer chaque année, un terme plus long veut dire attendre plus longtemps avant de pouvoir le faire.
Pourquoi ça vaut quand même souvent la peine
Dans les faits, un seul mois de vacance au mauvais moment peut coûter plus cher qu’une petite augmentation de loyer. Une vacance, c’est une perte directe de revenus, parfois des dépenses qui continuent, et du temps à investir en visites et en publicité.
C’est pour cette raison qu’au Québec, viser une fin de bail le 30 juin est souvent une stratégie gagnante à long terme. Le locataire a plus de choix au moment de déménager, et le propriétaire a un meilleur bassin de candidats au moment de louer.
À retenir
Si vous voulez réduire les risques de vacance et rendre la location plus simple, il est souvent avantageux de planifier les baux selon le cycle du marché locatif au Québec. Dans plusieurs cas, viser une fin de bail au 30 juin est l’une des décisions les plus pratiques.