Quoi faire avant le départ d’un locataire?

Quand un locataire s’apprête à quitter un logement, plusieurs propriétaires attendent le dernier jour pour voir l’état des lieux. C’est souvent là que les problèmes commencent. En pratique, les meilleures sorties de logement sont celles qui sont préparées d’avance, documentées correctement et communiquées clairement. Chez Gestion Immobilière Souleymane, on préfère traiter cette étape comme un vrai processus et non comme une simple remise de clés. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/le-logement/acces-au-logement-et-visite
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/modeles-d-avis/

L’idée de base est simple. L’article 1890 du Code civil du Québec prévoit qu’à la fin du bail, le locataire doit remettre le logement dans l’état où il l’a reçu, sauf ce qui relève du vieillissement, de l’usure normale ou d’un cas de force majeure. Le même encadrement rappelle aussi que l’état du logement peut être constaté par la description ou par des photographies. C’est exactement pour cela qu’une inspection sérieuse avant le départ est si importante. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf

La première inspection avant le déménagement

La première étape utile est de faire une inspection avant que le locataire quitte officiellement les lieux. Cette visite permet de distinguer ce qui relève de l’usure normale de ce qui ressemble plutôt à un dommage, à une réparation non faite ou à un problème de propreté qui devra être corrigé avant la remise finale du logement. Le TAL rappelle qu’un locateur a le droit de vérifier l’état du logement, mais qu’il doit exercer ce droit avec discernement et donner un avis de 24 heures. Les visites doivent se faire entre 9 h et 21 h, sauf urgence. 
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/le-logement/acces-au-logement-et-visite
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/etre-locataire/droits-et-obligations-du-locataire

Cette inspection pré départ est souvent la meilleure occasion de voir les gros trous dans les murs, les portes abîmées, les appareils endommagés, les planchers marqués, les dommages à la salle de bain, les odeurs fortes, les objets laissés sur place ou toute autre situation que le locataire peut encore corriger avant de partir. Plus vous attendez, moins vous laissez de temps au locataire pour réparer. Cette logique découle directement de l’obligation de remettre le logement dans l’état prévu par la loi. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf

Les photos et la preuve ne sont pas un détail

Une inspection utile doit être accompagnée de photos claires. Il est préférable de photographier chaque pièce, les dommages visibles, les électroménagers s’il y en a, l’intérieur des armoires, les planchers, les fenêtres, les portes, les accessoires et tout élément qui pourrait devenir contesté plus tard. Le TAL indique expressément que l’état du logement peut être constaté par des photographies, et le Tribunal souligne ailleurs que les photos peuvent servir de preuve. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/en/the-dwelling/unsanitary-conditions

En pratique, le mieux est de regrouper ces photos dans un document clair. Un simple courriel désordonné avec dix images jointes peut facilement se perdre. Un PDF bien monté, avec les photos et une brève explication de ce qui doit être corrigé, est beaucoup plus utile. Le but n’est pas de créer un document agressif. Le but est que le locataire comprenne exactement ce qui doit être réparé, nettoyé ou enlevé avant le jour du départ. Cette recommandation est une bonne pratique de gestion plutôt qu’une règle écrite mot pour mot dans la loi.

Il faut envoyer un avis clair et prouvable

Après l’inspection, il est très utile d’envoyer rapidement un courriel qui résume les constats et qui joint un PDF avec les photos. Ce message devrait être simple, précis et facile à relire. Plus le message est clair, plus il devient difficile pour le locataire de dire plus tard qu’il ne savait pas quoi faire.

La preuve de réception est tout aussi importante que le contenu du message. Le TAL recommande, pour les avis, d’utiliser un mode permettant d’obtenir une preuve de réception valable. Pour une mise en demeure, le TAL indique aussi que l’envoi par courriel devrait être accompagné d’un accusé de réception ou d’une preuve que le message a bien été reçu. Autrement dit, demander au locataire de confirmer par écrit qu’il a reçu le courriel est une excellente habitude. 
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/modeles-d-avis/
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/le-logement/mise-en-demeure

Si le dossier est plus sensible, un envoi par courrier recommandé, par huissier, ou par tout autre système qui donne une vraie preuve de réception peut être encore plus prudent. Ce n’est pas toujours nécessaire, mais quand un dossier commence à se détériorer, la preuve de réception peut devenir presque aussi importante que la preuve du dommage elle-même. 
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/modeles-d-avis/
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/le-logement/mise-en-demeure
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/depot-d-une-demande/notification-d-une-demande-a-l-autre-partie

Il faut demander la nouvelle adresse du locataire

Un autre réflexe très utile avant le départ est de demander la nouvelle adresse du locataire. Beaucoup de propriétaires négligent ce point parce qu’au moment du déménagement, tout le monde pense surtout aux boîtes, aux clés et au ménage final. Pourtant, si un litige survient plus tard, il faut être capable de notifier correctement l’autre partie. Le TAL explique d’ailleurs que lorsqu’une partie est introuvable, il peut falloir demander l’autorisation de notifier par avis public, ce qui complique inutilement le dossier. Le formulaire de demande du TAL exige aussi l’identification des parties, et le TAL met à disposition un avis de changement d’adresse. 
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/depot-d-une-demande/notification-d-une-demande-a-l-autre-partie
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/formulaires-de-demande-au-tribunal/demande
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/modeles-d-avis/avis-de-changement-d-adresse

Il vaut donc mieux obtenir cette nouvelle adresse pendant que la communication existe encore, idéalement avant que la relation se tende. Ce n’est pas seulement une question d’organisation. C’est aussi une façon de vous éviter des démarches additionnelles si vous devez plus tard réclamer des dommages ou notifier un recours. Cette dernière observation est une conclusion pratique tirée du fonctionnement du processus, pas une phrase officielle du TAL.

Il faut rappeler ce qui n’est pas de l’usure normale

L’usure normale fait partie de la vie d’un logement. Une légère décoloration, certaines marques mineures liées au temps ou l’usure normale des matériaux ne devraient pas être traitées comme des fautes du locataire. Par contre, des trous importants, des bris, des installations laissées sans remise en état, des déchets abandonnés, des appareils cassés ou une saleté importante ne relèvent pas automatiquement de l’usure normale. L’article 1890 fait justement cette distinction entre le simple vieillissement et l’état réel dans lequel le logement doit être remis. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf

Il est utile de l’expliquer clairement au locataire dans le document envoyé après la première inspection. Plus vous formulez vos attentes de manière concrète, moins vous laissez de place aux malentendus. Par exemple, il est plus utile d’écrire que trois gros trous doivent être réparés dans le mur du salon que d’écrire simplement logement à remettre en bon état. Cette partie relève surtout d’une bonne communication professionnelle.

Il faut aussi vérifier ce qui doit être retiré

Le locataire doit quitter le logement et enlever les meubles ou objets qui ne vous appartiennent pas. Le texte de référence du bail obligatoire rappelle expressément cette obligation à la fin du bail. Cela inclut souvent les biens laissés sur place, les installations temporaires, les tablettes ajoutées sans remise en état, les supports muraux, les déchets encombrants ou les effets oubliés dans le rangement, le balcon ou le stationnement. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf

Dans la vraie vie, c’est souvent l’un des plus gros problèmes. Un logement peut sembler presque correct, mais rester rempli de sacs, de meubles ou d’objets abandonnés qui retardent l’entretien, le nettoyage ou l’entrée du prochain locataire. C’est pourquoi il vaut mieux l’écrire noir sur blanc avant le départ plutôt que d’argumenter à la dernière minute devant une porte pleine de boîtes.

La deuxième inspection après le départ est essentielle

Une fois que le locataire a officiellement quitté les lieux, une deuxième inspection est essentielle. Cette visite sert à vérifier si les réparations demandées ont réellement été faites, si le logement a été vidé complètement, si des dommages ont été causés pendant le déménagement, si le nettoyage est acceptable et si tout est réellement prêt pour la suite. C’est souvent seulement à ce moment qu’on voit les dégâts cachés derrière les meubles, les marques dans les escaliers, les coins oubliés du frigo, les portes d’armoire endommagées ou les déchets laissés dans le cabanon.

Cette deuxième inspection s’inscrit naturellement dans la logique de l’article 1890, puisque l’obligation du locataire se mesure à la fin réelle de l’occupation. Elle permet aussi de comparer le résultat final avec la première inspection et avec les photos déjà envoyées. Plus votre dossier est chronologique et clair, plus votre preuve sera forte si vous devez aller plus loin. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/en/the-dwelling/unsanitary-conditions

La propreté finale compte plus qu’on le pense

Avant l’arrivée des nouveaux occupants, le logement doit évidemment être propre et prêt. Au delà de l’apparence, la propreté influence aussi la rapidité de relocation, les premières impressions et parfois même l’ampleur des travaux supplémentaires. Un logement remis sale peut obliger le propriétaire à engager rapidement du nettoyage, à repousser certaines réparations ou à perdre du temps entre deux locations.

Sur le terrain, il est souvent utile de rappeler au locataire de nettoyer les électroménagers, les armoires, les salles de bain, les planchers, l’intérieur du four, le frigo, les filtres simples s’il y a lieu et de retirer complètement les déchets. Ce ne sont pas toujours des questions spectaculaires, mais ce sont exactement ces détails qui créent les pires surprises le jour de la remise des lieux. Cette partie est surtout une recommandation pratique de gestion.

Ne pas oublier les clés, télécommandes et accès

Un départ complet ne concerne pas seulement l’état matériel du logement. Il faut aussi récupérer les clés, télécommandes de garage, puces, badges, cartes d’accès, clés de boîte aux lettres et tout autre moyen d’accès remis au début de la location. Si un élément manque, il vaut mieux le constater tout de suite et l’écrire.

Ce point peut sembler évident, mais il évite bien des appels inutiles après le départ. Lorsqu’un logement doit être reloué rapidement, le simple fait qu’une clé, une puce ou une télécommande manque peut créer des coûts ou retarder la remise en service complète du logement. Il s’agit encore d’une bonne pratique opérationnelle plutôt que d’une règle détaillée du Code civil.

Mieux vaut prévenir que courir après la preuve

Le grand principe à retenir est le suivant. Plus vous faites le travail avant le départ, moins vous aurez à reconstruire le dossier après. Une inspection pré départ, des photos, un PDF clair, un courriel avec preuve de réception, la nouvelle adresse du locataire et une inspection finale après le déménagement forment ensemble une méthode beaucoup plus solide qu’une simple discussion verbale de corridor.

Dans un marché comme Gatineau, Hull, Aylmer, Buckingham, Masson Angers ou le Plateau, cette rigueur fait souvent la différence entre un départ bien géré et un dossier qui vous coûte du temps, de l’argent et beaucoup d’énergie. C’est exactement pour cela que chez Gestion Immobilière Souleymane, on privilégie une communication claire, des photos précises et des traces écrites faciles à produire au besoin.

En résumé

Avant qu’un locataire quitte, il faut inspecter le logement, documenter les problèmes, envoyer un suivi clair avec photos et PDF, obtenir une preuve de réception, demander la nouvelle adresse, puis refaire une inspection après le départ pour confirmer l’état final, la propreté et la remise complète des accès. L’article 1890 C.c.Q. donne déjà la base juridique. Le reste relève surtout d’une méthode sérieuse. 
Source https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/pdf/rc/T-15.01%2C%20R.%203.pdf
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/modeles-d-avis/
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/le-logement/mise-en-demeure
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/depot-d-une-demande/notification-d-une-demande-a-l-autre-partie

Ce texte constitue une information générale seulement et non un avis juridique. Selon les faits, la preuve disponible et l’état réel du logement, il peut être préférable d’obtenir un avis adapté à votre situation. 
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/le-logement/mise-en-demeure
Source https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/depot-d-une-demande/notification-d-une-demande-a-l-autre-partie

Reset password

Enter your email address and we will send you a link to change your password.

Get started with your account

to save your favourite homes and more

Sign up with email

Get started with your account

to save your favourite homes and more

By clicking the «SIGN UP» button you agree to the Terms of Use and Privacy Policy
Powered by Estatik