Louer à des étudiants internationaux à Gatineau et Ottawa ce qu’il faut vérifier avant d’accepter

Louer à des étudiants internationaux peut très bien se passer. Beaucoup sont respectueux, sérieux, et paient leur loyer à temps. J’ai géré des immeubles qui visaient spécifiquement des chambres étudiantes, ainsi que des appartements loués par deux étudiants, ou par des frères et sœurs aux études au Canada.

Mais ce n’est pas toujours aussi simple que ça en a l’air. Le risque vient rarement du fait que la personne est un étudiant international. Le vrai enjeu est souvent la stabilité du paiement du loyer, mois après mois, et la provenance de ce revenu.

Une bonne personne peut avoir un revenu instable

Ce que j’ai appris avec l’expérience, c’est que l’étudiant peut être très responsable, mais que l’argent peut venir d’ailleurs.

Parfois, un parent paie le loyer, ou une partie du loyer. Ça peut fonctionner. Mais ça peut aussi devenir instable si le paiement dépend de transferts internationaux, de délais bancaires, de limites de devise, ou d’un changement soudain dans la situation familiale.

Quand le paiement dépend d’un revenu hors Canada sans plan B, le propriétaire a moins de solutions concrètes si quelque chose déraille. C’est pourquoi, aujourd’hui, dans mon processus de sélection, je préfère voir une source de revenu au Canada qui peut raisonnablement couvrir le loyer.

Et je veux être très clair. Ce n’est pas une question d’origine. C’est une question d’appliquer les mêmes critères financiers objectifs à tout le monde et de s’assurer que le loyer est réellement abordable avec une source stable.

Les étudiants internationaux peuvent travailler au Canada mais il faut des preuves

Beaucoup d’étudiants internationaux ont le droit de travailler hors campus pendant leurs études, avec une limite hebdomadaire pendant les sessions, et à temps plein pendant les pauses scolaires prévues s’ils respectent les conditions. 

C’est important parce qu’un revenu d’emploi au Canada rend le paiement du loyer plus prévisible.

Donc l’approche la plus simple est la suivante

Si l’étudiant dit qu’il paiera avec un emploi, demandez une preuve d’emploi ou une offre d’emploi et validez que le revenu correspond au niveau de loyer.

Choisir un logement qui correspond au budget

Dans le marché étudiant de Gatineau, une chambre se situe souvent dans une fourchette qui peut être couverte par un emploi à temps partiel pour plusieurs étudiants, selon leurs heures et leurs autres dépenses.

Un appartement complet, c’est différent. Louer une unité entière est un engagement plus lourd, donc il faut un niveau de preuve plus solide. Si le logement est positionné comme une option plus haut de gamme, la capacité de payer doit suivre.

Un bon compromis est la colocation

Si deux ou trois étudiants louent ensemble, assurez vous que tout le monde est sur le bail et que le revenu combiné peut couvrir le loyer avec une marge raisonnable.

Penser au risque d’affaires tout en restant humain

C’est un sujet délicat, parce que personne ne veut mettre un étudiant dans une situation difficile.

Mais la location demeure une entreprise. Si le loyer ne rentre plus, la situation peut rapidement devenir sérieuse. Et si ça s’aggrave, un propriétaire peut devoir utiliser les recours du Tribunal administratif du logement pour réclamer le loyer ou demander la résiliation du bail et l’expulsion dans certains cas. 

Le but est justement d’éviter d’en arriver là.

La meilleure façon est de faire une sélection rigoureuse dès le départ, avec des critères clairs et constants.

Une liste de vérification simple et équitable

Obtenir un consentement écrit avant certaines vérifications et limiter la collecte de renseignements personnels 
Vérifier l’identité et l’adresse actuelle
Vérifier un revenu au Canada si le loyer dépend de cet emploi
Regarder l’historique de paiement et les références lorsque possible
Quand un étudiant dépend d’un soutien externe, considérer des options comme un garant au Canada si c’est approprié dans votre processus 
Décider selon la capacité de payer et les faits, pas selon des suppositions

Conclusion

Les étudiants internationaux sont souvent d’excellents locataires. Plusieurs travaillent fort, étudient fort, et prennent leur logement au sérieux.

La clé, c’est de distinguer la personne de la source de paiement. Si le revenu est stable et vérifiable au Canada, le risque est généralement plus facile à gérer. Si le paiement dépend entièrement de transferts internationaux sans solution de rechange, le risque augmente.

Un processus de sélection équitable protège le propriétaire et protège aussi l’étudiant contre un bail qu’il ne peut pas réellement assumer.

Sources et liens utiles

https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/travailler/travail-hors-campus.html
https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/etre-locataire/paiement-du-loyer
https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/formulaires-deposes-au-tribunal/demande-concernant-le-non-paiement-du-loyer
https://educaloi.qc.ca/capsules/loyer-impaye-ou-en-retard/
https://www.tal.gouv.qc.ca/fr/signer-un-bail/les-baux-et-la-protection-des-renseignements-personnels
https://www.priv.gc.ca/fr/sujets-lies-a-la-vie-privee/locateurs-et-locataires/la-vie-privee-dans-la-relation-locateur-locataire/
https://www.corpiq.com/en/news/701-draft-a-lease-agreement-with-confidence-20-best-practices-to-avoid-mistakes-.html

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